Au point de craquer en direct lors de son discours prononcé à l’occasion de ces voeux. Loin d’être consensuel, il s’est en effet laissé aller à une violente attaque contre les élus ayant osé critiquer son divin choix (c’est à dire nous), leur reprochant même d’être présents dans la salle… Tout cela fut aussi agrémenté de propos d’une particulière agressivité à l’encontre du gouvernement. Bref, rien à voir avec un discours de voeux.
Vous n’allez pas me croire. Et pourtant, c’est vrai.
Vendredi 7 janvier, le Maire PS d’Asnières va présenter ses voeux aux employés communaux de la ville d’Asnières. Jusque là, rien d’anormal.
Alors que son prédécesseur l’avait toujours fait dans des salles municipales, le Maire Sébastien Pietrasanta innove : il invite ainsi les 1400 employés communaux (accompagnés d’une personne) au Duplex, célèbre boite de nuit bien connue, avenue Foch dans le 16eme arrondissement de Paris.
Tous ne viendront certes pas. Mais ce choix, en période de crise, choque évidemment les asniérois ébahis qui, peu à peu, prennent connaissance du lieu choisi. D’autant que, dans le même temps, la Mairie vient de refuser son soutien à plusieurs voyages éducatifs prévus dans les écoles, contraignant ainsi les élèves à vendre des babioles à la sortie des cours pour en assurer le financement.
Rappelons-nous que le slogan de campagne de l’interi-Maire était : « chaque euro dépensé sera un euro utile pour les Asniérois ».
No comment.
A part cela, je vous souhaite, chers lecteurs et lectrices, une très heureuse année 2011. Je présente aussi tous mes voeux au personnel communal, qui me fait régulièrement savoir qu’il nous regrette, moi-même et mon équipe. Allez les amis, plus que trois ans à attendre. La moitié du parcours est déjà effectuée. Courage pour la suite.
En ce soir du 21 octobre 2010, les habitants du quartier Bords de Seine étaient nombreux devant leur écran d’ordinateur pour suivre le Conseil municipal en direct.
La veille, le 20, j’étais leur invité, accompagné de Marie-Dominique. Ensemble, nous avions écouté leurs problèmes (sécurité, voirie, petite enfance, commerces, concertation, fiscalité) et promis de les relayer au maire et à son équipe afin que cela puisse se résoudre positivement.
Il faut dire que ce projet d’aménagement des bords de seine, c’est nous qui l’avons imaginé, puis créé il y a quelques années. Et puis… la nouvelle équipe municipale est arrivée et l’a malheureusement dénaturé, en modifiant les fragiles équilbres entre logements sociaux, logement classique et bureaux.
Pire, alors que le nouveau Maire s’était engagé dans une plaquette promotionnelle à installer une antenne de police municipale dans ce quartier, voilà que celui-ci annonçait finalement qu’il ne s’était engagé à rien (on connaît la chanson) et que le texte de la plaquette ne lui avait pas été présenté avant qu’il n’y mette son édito et sa photo (ben voyons…).
Bref, circulez braves gens, y a rien à voir. Sauf qu’entre-temps, les nouveaux habitants de ce quartier avaient acheté en s’attendant à avoir une antenne de police, des commerces, une crèche etc.
En clair, le maire et son équipe, capables de communiquer mais incapables d’assurer le suivi des projets que nous avions lancé, se prennent une fois de plus les pieds dans le tapis, au grand désarroi des populations concernées.
Donc, lors du conseil municipal du 21 octobre, j’entreprends d’intervenir à ce sujet. Et là, on assiste à la conception de la démocratie sauce pietrasantaise : refus de me laisser aborder cette question, et comme j’insistais, alors attaques, agressivité, micros coupés…
Tout ça pour nous empêcher d’exprimer très simplement les demandes d’Asniérois et de voir comment trouver les solutions adaptées. Incroyable. En se drapant derrière un prétendu ordre du jour, l’intéri-Maire a encore une fois montré son véritable visage : empêcher les vraies questions d’être abordées. Triste, mais très éclairant.
La grève générale du personnel communal de la Mairie d’Asnières a remporté un vif succés. Alors que l’ intéri-Maire Pietrasanta avait décidé de faire des économies sur leur dos, les employés municipaux ont fort bien résisté et l’ont fait savoir en se réunissant sur les marches de la Mairie.
L’accueil très chaleureux qui m’a été réservé lors de mon arrivée parmi eux m’a beaucoup touché. C’est avec plaisir que j’ai retrouvé tant de personnes que j’apprécie pour leur travail au service des Asniérois. Tout au long de la matinée se sont succédés devant moi des femmes et des hommes avec qui j’ai eu la joie de discuter et qui savent qu’aujourd’hui comme demain, ils peuvent compter sur moi et mon équipe.
Monsieur Pietrasanta ayant décidé un certain nombre de mesures anti-sociales, ainsi que la remise en cause brutale de nombreux acquis du personnel, il a suscité le rejet de son projet et de ses méthodes. Après avoir embauché bon nombre de ses amis en Mairie, avec des salaires coûteux et lourds (ce n’est pas la crise pour tout le monde), aprés avoir dilapidé les 18 millions d’euros que nous avions laissé dans les caisses municipales, voilà donc monsieur l’intéri-Maire qui avait projeté de se refaire en ponctionnant les employés de la ville et en leur retirant leur dû ! Caché au fin fond de son bureau, sans jamais oser venir les rencontrer, il s’est contenté aujourd’hui de recevoir les délégués syndicaux et d’envoyer en « espion » son conseiller de cabinet Nordman. Avoir peur de son propre personnel est symptomatique de l’état d’esprit de M. Pietrasanta, qui a tout promis à tout le monde pour se faire élire et qui maintenant fuit ses responsabilités.
Même s’il lache sur les revendications de ce jour de grêve, les employés municipaux savent bien désormais qu’il essayera tôt ou tard de leur refaire le coup, sous une forme ou une autre. Ils devront donc se montrer particulièrement vigilants jusqu’en 2014, date à laquelle ils contribueront aussi – je l’espère – à renvoyer monsieur l’intéri-Maire à ses études, à ses fausses promesses et à ses petits arrangements entre amis.
En attendant, que chacun tienne bon. Avec mon équipe, nous sommes là, et bien là, comme les personnes présentes s’en sont rendu compte ce matin. Et encore merci pour l’accueil. Nous ne laisserons pas Sébastien Pietrasanta casser le personnel communal.
Hier, mardi 8 juin, le Tribunal Correctionnel de Nanterre a rendu son jugement : condamnation du Maire adjoint Julien Richard en sa qualité de directeur de publication d’Asnières Infos (il peut bien sûr faire appel).
J. Richard est ainsi condamné pour avoir refusé de publier un droit de réponse que je lui avais envoyé suite à l’article paru dans Asnières Infos qui mettait en cause notre gestion municipale. Le Tribunal le condamne à publier le droit de réponse, ainsi qu’ à 1000 euros d’amende, 1500 euros de dommages-intérêts, et 3000 euros d’astreinte par numéro de retard dans la publication du droit de réponse.
Ce jugement concerne le numéro d’octobre 2009 d’Asnières infos, et plus précisément le copieux dossier sur la dette et les emprunts toxiques. A cette occasion, j’avais envoyé un droit de réponse. Mais le Maire et son adjoint avaient comme d’habitude refusé de le publier. C’était si facile pour eux de déverser leurs flots de propagande payée sur fonds publics sans même accepter de nous laisser exprimer notre point de vue. Ce temps-là est terminé.