Comme il fallait s’y attendre, les Asniérois ne sont pas contents. Mais alors, pas contents du tout. Nous leur avions bien parlé de la hausse des impôts locaux lorsque le trio Pietrasanta/Fischer/Leblond a voté celle-ci en mars dernier. Mais ce n’était alors qu’un vote, aux effets encore abstraits. Depuis quelques jours, le cauchemar se concrétise, et nos concitoyens reçoivent avec stupeur leur feuille d’impôts fonciers. Avec plus 19,7% en moyenne, cette hausse est la plus importante de l’histoire d’Asnières. Nous sommes désormais loin de la campagne des élections municipales, alors que Sébastien Pietrasanta et ses amis promettaient de ne pas augmenter les impôts des Asniérois.
Les vraies raisons de l’explosion des impôts locaux à Asnières:
(14 diapos, vous pouvez cliquer sur la partie droite de la diapo pour passer à la suivante)
Stupéfiant ! Inquiétant ! Honteux ! sont les mots qui sont venus spontanément à la bouche des quelques spectateurs encore présents à une heure très tardive le jeudi 25 juin.
A cette heure là, passé minuit, Angelina Charef a posé une question au Maire. Rien ne le lui interdit. C’est même prévu dans le Règlement Intérieur du Conseil Municipal. Mais à voir la réaction de Sébastien Pietrasanta, il aurait sans doute mille fois préféré qu’il n’en soit pas ainsi.
Car, une nouvelle fois, celui qui parle de transparence et d’éthique à longueur de temps a fait la démonstration en direct de sa très profonde opacité.
Vous ne l’avez pas lu sur le site de la Mairie d’Asnières ? Comme c’est bizarre. Pourtant, à l’occasion du festival du folklore, et dans la minute où le jugement était rendu, Sébastien Pietrasanta publiait son communiqué.
Mais là, rien. Si si, même en cherchant bien, rien.
Dans Le Monde du 12 juin en page 12, on apprend qu’un certain Hassan F., ancien secrétaire général de SOS Racisme, aurait fait partie des 4 personnes mises en garde à vue dans le cadre de l’affaire Dray.
S’agit-il du Hassan F. de la mairie d’Asnières, conseiller personnel de S. Pietrasanta et membre éminent de son cabinet ?
Ce soir, j’avais envie de vous faire partager ce plaisir « à chaud ». Et chaud aussi il faisait dans le théâtre. Je l’ai connu climatisé. Il ne l’est plus… sans doute les économies municipales sont-elles passées par là, ou peut-être la récente « conversion » écologique. C’était donc une vraie fournaise ce soir.
Cependant, ce n’est pas cette chaleur ambiante qui explique le coup de chaud dont le maire a été subitement pris. Il faut dire que l’un des dirigeants de l’association présent sur scène avait osé commettre le crime de lèse majesté : remercier le député que je suis pour l’aide sous forme de subvention que je verse à cette formidable association. Et cela d’autant plus que cette subvention que j’ai obtenue est plus importante que celle que… la mairie octroie à cette association.
Alors que les médias nationaux sont attentifs au mouvement de contestation qui se déroule aux Antilles, il serait aussi utile d’attirer leur attention sur un « non-dit » de l’actuel Maire d’Asnières concernant la communauté antillaise.
En effet, le 28 mai dernier, lors du conseil municipal d’Asnières (voir la vidéo ci dessous), j’interpellais Monsieur Pietrasanta relativement à des écrits honteux et scandaleux parus dans un blog asniérois. Ces écrits, entre autre, comparaient explicitement les antillais à des animaux, expliquant qu’un rassemblement d’antillais s’apparentait à un « zoo » (ce terme est écrit en toutes lettres), ou encore qualifiant ce même rassemblement de « troupeaux de piquousés » et de « racailles communautaristes ». Alors que le nouveau maire venait quelques instants auparavant de rendre hommage à Aimé Césaire suite au décès de celui-ci, je me permettais donc de lui demander ce qu’il pensait des écrits contenus sur le blog, et si il avait éventuellement connaissance de l’auteur de ce blog. La réponse fût stupéfiante : le maire, méprisant et gêné, refusa même de condamner les propos en tant que tels, préférant me reprocher de polémiquer… comme c’est facile.