La grève générale du personnel communal de la Mairie d’Asnières a remporté un vif succés. Alors que l’ intéri-Maire Pietrasanta avait décidé de faire des économies sur leur dos, les employés municipaux ont fort bien résisté et l’ont fait savoir en se réunissant sur les marches de la Mairie.
L’accueil très chaleureux qui m’a été réservé lors de mon arrivée parmi eux m’a beaucoup touché. C’est avec plaisir que j’ai retrouvé tant de personnes que j’apprécie pour leur travail au service des Asniérois. Tout au long de la matinée se sont succédés devant moi des femmes et des hommes avec qui j’ai eu la joie de discuter et qui savent qu’aujourd’hui comme demain, ils peuvent compter sur moi et mon équipe.
Monsieur Pietrasanta ayant décidé un certain nombre de mesures anti-sociales, ainsi que la remise en cause brutale de nombreux acquis du personnel, il a suscité le rejet de son projet et de ses méthodes. Après avoir embauché bon nombre de ses amis en Mairie, avec des salaires coûteux et lourds (ce n’est pas la crise pour tout le monde), aprés avoir dilapidé les 18 millions d’euros que nous avions laissé dans les caisses municipales, voilà donc monsieur l’intéri-Maire qui avait projeté de se refaire en ponctionnant les employés de la ville et en leur retirant leur dû ! Caché au fin fond de son bureau, sans jamais oser venir les rencontrer, il s’est contenté aujourd’hui de recevoir les délégués syndicaux et d’envoyer en « espion » son conseiller de cabinet Nordman. Avoir peur de son propre personnel est symptomatique de l’état d’esprit de M. Pietrasanta, qui a tout promis à tout le monde pour se faire élire et qui maintenant fuit ses responsabilités.
Même s’il lache sur les revendications de ce jour de grêve, les employés municipaux savent bien désormais qu’il essayera tôt ou tard de leur refaire le coup, sous une forme ou une autre. Ils devront donc se montrer particulièrement vigilants jusqu’en 2014, date à laquelle ils contribueront aussi – je l’espère – à renvoyer monsieur l’intéri-Maire à ses études, à ses fausses promesses et à ses petits arrangements entre amis.
En attendant, que chacun tienne bon. Avec mon équipe, nous sommes là, et bien là, comme les personnes présentes s’en sont rendu compte ce matin. Et encore merci pour l’accueil. Nous ne laisserons pas Sébastien Pietrasanta casser le personnel communal.
Hier, mardi 8 juin, le Tribunal Correctionnel de Nanterre a rendu son jugement : condamnation du Maire adjoint Julien Richard en sa qualité de directeur de publication d’Asnières Infos (il peut bien sûr faire appel).
J. Richard est ainsi condamné pour avoir refusé de publier un droit de réponse que je lui avais envoyé suite à l’article paru dans Asnières Infos qui mettait en cause notre gestion municipale. Le Tribunal le condamne à publier le droit de réponse, ainsi qu’ à 1000 euros d’amende, 1500 euros de dommages-intérêts, et 3000 euros d’astreinte par numéro de retard dans la publication du droit de réponse.
Ce jugement concerne le numéro d’octobre 2009 d’Asnières infos, et plus précisément le copieux dossier sur la dette et les emprunts toxiques. A cette occasion, j’avais envoyé un droit de réponse. Mais le Maire et son adjoint avaient comme d’habitude refusé de le publier. C’était si facile pour eux de déverser leurs flots de propagande payée sur fonds publics sans même accepter de nous laisser exprimer notre point de vue. Ce temps-là est terminé.
"C'est pas moi, c'est la ville". Cliquez sur le droit de réponse de Sébastien Pietrasanta pour le voir en grand.
On ne sait s’il faut en rire ou en pleurer (ou pleurer de rire…). En tout cas, le droit de réponse publié par Sébastien Pietrasanta sur le site de Nicolas Cellupica « Asnières Avenir » (et que nous reproduisons ci-contre) ne laissera personne indifférent. Chacun sait désormais que, par une décision rendue le 27 mai 2010, le Tribunal Administratif de Versailles est venu condamner clairement et sans nuance une atteinte aux droits de l’opposition Asniéroise. Il s’agissait du « rapport d’étape », publié par le Maire Pietrasanta en 2009, sans y faire figurer le moindre espace d’expression pour l’opposition. Pourtant tout (la loi, la jurisprudence et les réponses ministérielles) précisaient que c’était absolument obligatoire. Mais, une nouvelle fois, notre »grand démocrate » a passé outre.
Il suffisait d’attendre un peu… et voilà la première décision du Tribunal Administratif condamnant les pratiques de la nouvelle équipe municipale : ce jour, le Tribunal administratif de Versailles a en effet décidé qu’il était illégal de ne pas donner la parole à l’opposition dans un compte rendu de mandat. Or, c’est justement ce qu’avait fait Sébastien Pietrasanta et ses amis « grands démocrates » dans leur compte rendu des « un an de mandat », paru en 2009. Et donc voilà aujourd’hui la justice qui condamne ces pratiques. Cela démontre à quel point ils n’ont pas respecté leurs promesses de campagne, même en matière d’engagement démocratique. Personnellement, je n’en doutais pas une seconde. Mais quand la justice nous donne raison, c’est encore mieux.
Chacun se souvient de cette « invention » de l’entre deux tours des élections municipales : le Grand Rassemblement, liste d’union avec à sa tête le trio Pietrasanta/Fischer/Leblond.
Alors que Sébastien Pietrasanta avait réalisé 31% des voix au premier tour et que j’en avais recueilli 42%, cette alliance était le seul moyen pour lui de gagner les élections. Deux ans plus tard, et aprés des reniements multiples de ses promesses de campagne, le Maire PS d’Asnières exclut de sa majorité Christian Leblond et deux de ses adjoints (Véronique Chapuis et Jacques Mougenot). Par ailleurs, il marginalise Josiane Fischer en laissant le groupe de celle-ci se disloquer.
Sébastien Pietrasanta a désormais les coudées franches pour mener une politique purement socialiste à Asnières, débarassé de ses deux alliés de circonstance. Mes fidèles lecteurs constateront que cela fait longtemps que je pronostiquais une telle issue à cette triste épopée. Celui qui se présentait comme un grand démocrate montre au contraire son véritable visage dans ce triste épisode de la vie politique Asniéroise. Et ce n’est que le début.