Voilà quelques jours que nous apprenons à travers la presse étrangère et française que les banques renouent avec la pratique des bonus en pleine période de crise.
L’ensemble de la classe politique, de droite comme de gauche, dénonce légitimement ce nouveau scandale.
Alors que les différentes institutions financières s’étaient engagées à respecter des principes de bonnes conduites en matière de rémunérations des dirigeants et traders dans les banques aidées par les Etats, voilà les mêmes qui distribuent ou provisionnent à tout va des sommes colossales pour leurs traders.
C’est le procureur général de New York, Andrew Cuomo, qui a mis le feu aux poudres. Fin juillet, il a publié un rapport au sous-titre évocateur (« Pile je gagne, face tu perds ») dans lequel il dévoile que les bonus versés par Morgan Stanley, Goldman Sachs et JP Morgan Chase ont dépassé les bénéfices engrangés par ces banques en 2008, sous fond d’aides publiques massives.
Je suis intervenu le 17 mars lors de la discussion de la proposition de loi de Mme Chantal Brunel visant à favoriser l’accès au crédit des petites et moyennes entreprises :
Il semblerait que, décidément, certains grands dirigeants de société soient totalement déconnectés de la réalité.
L’affaire de la Société Générale est révélatrice. A l’heure où notre gouvernement et le Parlement s’attaquent à la profonde crise économique que connaît notre pays, l’annonce de l’attribution de 320 000 stock options aux mandataires de la banque aidée par l’Etat à hauteur de plusieurs milliards d’euros a mis le feu aux poudres, et pas seulement à l’UMP. En pleine période de mobilisation pour la défense des salaires et du pouvoir d’achat, c’est l’ensemble de la classe politique qui a fait part de son indignation.