Lors des questions au Gouvernement du mardi 23 février, j’ai rappelé à Michèle Alliot-Marie mon souhait de permettre la présence de l’avocat dès le début de la garde à vue, dans le cadre de la concertation sur la réforme de la procédure pénale que le garde des Sceaux engage cette semaine. Je vous propose de regarder ma question et sa réponse :
L’Assemblée a adopté le projet de loi de réduction du risque de récidive criminelle. Voici mon intervention lors de la discussion générale :
Les principales dispositions du texte
Le placement sous surveillance de sûreté (obligation de soins, surveillance électronique mobile, lieux interdits, etc..) est rendu possible directement à la sortie de prison de la personne considérée comme dangereuse et plus seulement à l’issue d’une surveillance judiciaire ayant accompagné une libération anticipée.
La simple surveillance judiciaire pourra être ordonnée à partir de condamnations à 7 ans d’emprisonnement, contre 10 ans auparavant.
Le texte limite l’inscription au casier judiciaire des décisions d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental aux seuls cas où une mesure de sûreté a été ordonnée.
Les condamnés pour crime sexuel qui refuseraient ou interrompraient un traitement antihormonal (castration chimique), pourront être sanctionnés par un retour en prison. Le médecin traitant devra rendre compte à un « médecin coordinateur » qui aura « l’obligation d’informer les juges de toute interruption de traitement ».
Un « répertoire des données à caractère personnel collectées dans le cadre des procédures judiciaires » (RDCPJ) est créé. Il est destiné à faciliter l’évaluation de la dangerosité des personnes poursuivies. Ces données doivent être supprimées si les poursuites n’aboutissent pas à une condamnation.
Le texte de mon intervention
« La loi que nous sommes en train de voter fait de nous des équilibristes, funambules contraints de suivre une ligne destinée à assurer à ceux qui nous ont demandé de les représenter la sécurité à laquelle ils ont droit, et aux criminels, qui ont déjà purgé leur peine, une présomption d’innocence à l’égard de la récidive dont ils sont soupçonnés dès leur levée d’écrou. Les articles soumis à notre vote effectuent cette traversée, mais nous invitent, pour l’avenir, à mieux définir l’irresponsabilité pénale. »
L’Assemblée a adopté la proposition de loi de Christian Estrosi de lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public.
J’avais vigoureusement défendu ce texte lors de la discussion générale. Normalement l’orateur ne doit pas être interrompu lors de son discours, mais l’opposition a préféré se réfugier dans divers effets de tribune pour masquer son embarras et ne pas voter le texte. Au final, elle n’a pas pris part au scrutin public qu’elle avait elle-même demandé !
Voici le compte-rendu de mon intervention : Lire la suite…
Je suis intervenu il y a quelques instants lors des questions au Gouvernement au sujet des tirs à l’arme de guerre (kalachnikov) dimanche à la Courneuve contre des policiers qui ont riposté, après un « guet-apens ». « C’est la première fois qu’on voit l’usage d’une arme de guerre dans un tel contexte », selon Jean-François Herdhuin, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de Seine-Saint-Denis :
Je suis intervenu le 17 mars lors de la discussion de la proposition de loi de Mme Chantal Brunel visant à favoriser l’accès au crédit des petites et moyennes entreprises :