Hier, mardi 8 juin, le Tribunal Correctionnel de Nanterre a rendu son jugement : condamnation du Maire adjoint Julien Richard en sa qualité de directeur de publication d’Asnières Infos (il peut bien sûr faire appel).
J. Richard est ainsi condamné pour avoir refusé de publier un droit de réponse que je lui avais envoyé suite à l’article paru dans Asnières Infos qui mettait en cause notre gestion municipale. Le Tribunal le condamne à publier le droit de réponse, ainsi qu’ à 1000 euros d’amende, 1500 euros de dommages-intérêts, et 3000 euros d’astreinte par numéro de retard dans la publication du droit de réponse.
Ce jugement concerne le numéro d’octobre 2009 d’Asnières infos, et plus précisément le copieux dossier sur la dette et les emprunts toxiques. A cette occasion, j’avais envoyé un droit de réponse. Mais le Maire et son adjoint avaient comme d’habitude refusé de le publier. C’était si facile pour eux de déverser leurs flots de propagande payée sur fonds publics sans même accepter de nous laisser exprimer notre point de vue. Ce temps-là est terminé.
"C'est pas moi, c'est la ville". Cliquez sur le droit de réponse de Sébastien Pietrasanta pour le voir en grand.
On ne sait s’il faut en rire ou en pleurer (ou pleurer de rire…). En tout cas, le droit de réponse publié par Sébastien Pietrasanta sur le site de Nicolas Cellupica « Asnières Avenir » (et que nous reproduisons ci-contre) ne laissera personne indifférent. Chacun sait désormais que, par une décision rendue le 27 mai 2010, le Tribunal Administratif de Versailles est venu condamner clairement et sans nuance une atteinte aux droits de l’opposition Asniéroise. Il s’agissait du « rapport d’étape », publié par le Maire Pietrasanta en 2009, sans y faire figurer le moindre espace d’expression pour l’opposition. Pourtant tout (la loi, la jurisprudence et les réponses ministérielles) précisaient que c’était absolument obligatoire. Mais, une nouvelle fois, notre »grand démocrate » a passé outre.
Pendant que la main droite de Sébastien Pietrasanta appelle à la mobilisation aux élections régionales de ce dimanche, sa main gauche prive 1000 Asniérois de carte électorale. Et comme pour les impôts, l’insécurité, la saleté des rues etc. c’est la faute des autres. Une affaire grotesque, mais surtout symbolique et grave. L’homme qui prétend avoir restauré la démocratie à Asnières n’est même pas capable d’assurer le parfait déroulement… des élections.
Le Parisien du 13 mars 2010. Cliquez sur l'article pour le voir en grand.
Comme il fallait s’y attendre, les Asniérois ne sont pas contents. Mais alors, pas contents du tout. Nous leur avions bien parlé de la hausse des impôts locaux lorsque le trio Pietrasanta/Fischer/Leblond a voté celle-ci en mars dernier. Mais ce n’était alors qu’un vote, aux effets encore abstraits. Depuis quelques jours, le cauchemar se concrétise, et nos concitoyens reçoivent avec stupeur leur feuille d’impôts fonciers. Avec plus 19,7% en moyenne, cette hausse est la plus importante de l’histoire d’Asnières. Nous sommes désormais loin de la campagne des élections municipales, alors que Sébastien Pietrasanta et ses amis promettaient de ne pas augmenter les impôts des Asniérois.
Les vraies raisons de l’explosion des impôts locaux à Asnières:
(14 diapos, vous pouvez cliquer sur la partie droite de la diapo pour passer à la suivante)
Le conseil municipal du 29 janvier a bien été tel que l’on s’y attendait ; une longue suite de monologues du maire et de ses adjoints pour tenter de justifier l’injustifiable : la plus forte hausse d’impôts locaux de l’histoire d’Asnières. Se retranchant derrière ses pseudos analyses financières pour expliquer « qu’il n’avait pas le choix », Sébastien Pietrasanta oubliait bien vite que ses mêmes analyses financières d’il y a un an lui avaient fait promettre aux Asniérois de ne pas augmenter les impôts locaux. Il est vrai qu’on était alors en pleine campagne électorale et que visiblement lui même et son équipe se permettaient alors de promettre tout et son contraire aux Asniérois.
La petite vidéo qui suit, extraite du conseil municipal, est édifiante, effrayante même tant on voit le mépris et le cynisme avec lequel le nouveau maire balaye d’un revers de manche son « contrat électoral » de mars 2008 avec les Asniérois.