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Depuis quelques années, l’action des députés est très régulièrement décortiquée par différentes associations. Session après session, les critères évoluent et se précisent. A chaque fois, le « rendu » des différents comptages (présences, votes, prises de parole etc.) occasionne une transe collective de mes collègues parlementaires mécontents d’être pointés du doigt de la sorte. C’est pourtant ainsi, et il faudra désormais que chacun s’y habitue. La plupart du temps, les études publiées sont le fruit d’un vrai travail de collecte et de synthèse, même s’il arrive que les critères retenus soient trop simplistes ou pas assez représentatifs de l’activité réelle d’un député. Mais puisqu’aujourd’hui, tout se compte, il faut bien faire avec.
Plus que l’étude elle même, c’est parfois le rendu qui en est fait dans les médias qui est trop caricatural et conduit à l’énervement de certains collègues. Prenons par exemple le cas de la dernière étude publiée, concernant la présence des députés lors des commissions du mercredi. Alors qu’un député a pu être présent à 100% des réunions durant le mandat, il pourra toutefois se voir sanctionné s’il lui arrive durant un mois d’être absent à trois reprises. Au total des présences sur le mandat, ce député sera pourtant l’un des plus assidus. Mais, sur un mois et un seul, il sera sanctionnable pour trois absences. Les médias vont alors désigner celui-ci sous le vocable « mauvais élève », ou encore « député qui fait l’école buissonière » etc.
D’une étude fine, le rendu médiatique peut être très schématique, trop sans doute, car il faut faire rentrer les gens dans des cases. D’un côté les bons, de l’autre les fumistes. C’est seulement cela qui est dommage dans cette histoire. Sûrement pas le fait de rendre des comptes. Cela, au contraire, est sain et démocratique. Je le dis d’autant plus qu’il m’arrive de ne pas être d’accord avec tel ou tel classement. Récemment, j’étais classé parmi les « meilleurs députés » sur la présence aux scrutins publics. Mais, il y a un an, j’étais mal classé pour les interventions en séance et en commission. Je regrettais alors que ne soit pas prises en compte les auditions des personnalités réalisées lorsqu’on prépare un rapport. En effet, pour préparer le rapport parlementaire sur la péréquation, il m’a fallu auditionner durant des heures des personnalités qualifiées. Là, rien, aucun impact sur un quelconque classement. Au contraire, un de mes collègues intervient trente secondes en commission pour dire des banalités, et là, les auteurs de l’étude lui décernent un point…
Bref, il reste encore à beaucoup affiner tout ça.
De même, les organismes à l’origine de ces classements doivent se montrer réactifs et de bonne foi. C’est ce qui vient de se passer avec le classement des députés pour leur présence en commission. Alors que mon nombre de présence est tout a fait correct, je me retrouvais soudain « mal noté », avec même une annonce de sanction financière qui m’aurait été infligée. M’étant renseigné auprès de la commission des lois, j’avais aussitôt la confirmation que ma seule absence « discutable » selon le classement avait bel et bien été justifiée et acceptée. Dés lors, les auteurs de l’étude ont corrigé le passage qui me concernait et ont précisé que je n’étais nullement passible de la moindre sanction financière. Je crois que c’est ainsi qu’il faut prendre les choses. Il faut être réactif. Il faut laisser faire ceux qui veulent informer, du moment qu’il ne s’agit pas de déformer.
Ce n’est pas la dessus que se joueront les prochaines élections législatives de toute manière. En tout cas, à Asnières, plusieurs critères seront à prendre en compte, dont en premier lieu la terrible impopularité de l’actuel Maire S. Pietrasanta. En dépit des coups bas qui ne manqueront pas de se produire, j’affronterai celui-ci avec grand plaisir, pour une victoire qui préfigurera sans nul doute notre retour à la Mairie en 2014.
Aujourd'hui