Il est des situations cocasses qui valent la peine d’être vécues. Ainsi, par exemple, hier après midi, à peine la Cour d’Appel de Versailles avait elle rendu sa décision dans le procès du festival folklorique que la détresse se lisait déjà sur les visages. Pas le mien, ni celui de mon avocat. Mais assurément sur celui des supporters et employés de monsieur Pietrasanta présents à l’audience. On aurait dit que le monde s’écroulait. Les espoirs d’une liquidation… judiciaire disparaissaient, après 13 ans de rêves inouïs, de blogs anonymes ou pas, ressassant toujours les mêmes rengaines…
Mais oui, ils y ont cru. Dieu que les choses auraient été plus simples si les juges les avaient débarrassés de moi. Mais là, patatras. Envolée la belle espérance.
De mon côté, j’ai clairement annoncé que la décision de la Cour d’Appel ne me satisfaisait pas. Mais, si dure soit-elle, elle me permet désormais d’être candidat aux futures échéances électorales les plus importantes : législatives 2012 et municipales 2014. Et, croyez-moi, depuis hier, mon téléphone sonne. Des soutiens de la première heure, heureux des perspectives nouvelles. Mais aussi des ralliements, des tas de ralliements, de ceux qui attendaient pour voir. C’est humain. Et puis ça fait partie de la politique. Qu’on ne compte pas sur moi pour les repousser. Les gens attendaient de voir si j’étais hors jeux.
La sanction de première instance, si elle avait été confirmée m’aurait fait rater les échéances de 2012 et 2014. Depuis hier, ce n’est plus le cas. Chez les grands leaders de l’UMP, la réaction est aussi unanime : soulagement et soutien. Il faut dire d’ailleurs que leur soutien ne m’a jamais fait défaut, même dans les moments les plus difficiles. Aujourd’hui, leur confiance est récompensée. J’en suis heureux.
Et Dieu que cette situation tranche avec ce que l’on voit de l’autre côté : énervement et dépit de la part du PS Asniérois qui dans un communiqué réclame ma démission immédiate de l’Assemblée Nationale. Et ben voyons. Ils parlent de droits de l’homme pour un oui pour un non, mais ils ont l’écume aux lèvres lorsque quelqu’un use d’un droit universel et constitutionnel : le droit de se défendre et de faire un pourvoi en cassation. Monsieur Pietrasanta lui-même, perdant tout contrôle, me reproche la même chose. Il trépigne, et serre les poings : il veut que je démissionne. Et tout de suite en plus. Il a si envie de devenir Député. Ce besoin pressant , au risque de l’énerver plus fortement encore, ne sera pas assouvi par la voie judiciaire. Il faudra qu’il ose, comme un homme, affronter le suffrage universel en 2012. Et vu sa côte actuelle à Asnières, c’est pas gagné d’avance. Alors, d’ici-là, j’aurai encore droit à des plaintes, des procès de sa part, des citations directes. Cette façon de faire de la politique se retournera contre lui. C’est écrit.
En attendant, je crains que l’intéri-maire et ses amis ne passent un mauvais week-end. Pour ma part, je vais de ce pas retrouver un groupe d’employés communaux qui ont des choses à me dire sur les dysfonctionnements dans leur service. Les temps changent… depuis hier.
Aujourd'hui