Asnières : « c’est pas moi, c’est la Ville »

29/05/2010
C'est pas moi, c'est la mairie

"C'est pas moi, c'est la ville". Cliquez sur le droit de réponse de Sébastien Pietrasanta pour le voir en grand.

On ne sait s’il faut en rire ou en pleurer (ou pleurer de rire…).  En tout cas, le droit de réponse publié par Sébastien Pietrasanta sur le site de Nicolas Cellupica « Asnières Avenir » (et que nous reproduisons ci-contre)  ne laissera personne indifférent.  Chacun sait désormais que, par une décision rendue le 27 mai 2010, le Tribunal Administratif de Versailles est venu condamner clairement et sans nuance une atteinte aux droits de l’opposition Asniéroise. Il s’agissait du « rapport d’étape », publié par le Maire Pietrasanta en 2009, sans y faire figurer le moindre espace d’expression pour l’opposition. Pourtant tout (la loi, la jurisprudence et les réponses ministérielles) précisaient que c’était absolument obligatoire. Mais, une nouvelle fois, notre  »grand démocrate » a passé outre.

Et là, dans un droit de réponse, le Maire d’Asnières précise que ce n’est pas lui qui est en cause mais… la Ville d’Asnières !!!!

Pensez donc. Qui a décidé de publier un luxueux journal en couleur, payé par les contribuables Asniérois, tout à la gloire de la nouvelle équipe municipale ? S Pietrasanta, bien sûr. Qui a décidé de trôner dans cette revue de propagande entièrement dédiée à sa gloire (éphémère) ? S Pietrasanta encore. Qui a décidé que l’opposition ne devait surtout pas s’y exprimer ? A votre avis ?

Mais monsieur n’assume pas… C’est la ville dit-il. Mais qui prend les décisions au nom de la ville ?????

Le Tribunal Administratif a condamné des pratiques inacceptables qui visent à museler nos élus. La ville d’Asnières n’y est pour rien. La ville d’Asnières, c’est une commune à l’histoire riche et diverse, que nous avons développée, sécurisée et mise en avant  durant le précédent mandat comme jamais auparavant.

La ville d’Asnières mérite tellement mieux que de se faire condamner par le Tribunal Administratif pour atteinte à la démocratie…

Alors voilà où  nous en sommes. Voilà cet élu, Maire parait-il, qui prend la ville d’Asnières comme paravent.  Au lieu de chérir et de choyer notre ville et son image, le voici qui met celle-ci en avant dans une triste histoire de déni de démocratie. Dieu que c’est moche.

PS : Nicolas Cellupica a donc publié la mise au point transmise par S Pietrasanta. Rien, pourtant, ne l’y obligeait.  Il faut savoir que la Mairie d’Asnières, à 6 reprises depuis 2008, m’a refusé des droits de réponse destinés à Asnières Infos ou au site de la Ville. Jamais elle n’en a accepté le moindre, en dépit de la loi de 1881. Mais Nicolas Cellupica n’a visiblement pas la même conception de la démocratie que S Pietrasanta et consorts. Ce geste l’honore. Le contraste en est d’autant plus grand entre notre équipe, respectueuse de la libre expression de tous, et cette équipe municipale aux abbois, qui prend l’eau de toute part et ne sait plus quel moyen employer pour nous faire taire.

Aujourd'hui , ,

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