Asnières : explosion en direct au conseil municipal
Boum ! C’est le bruit qu’a fait le « Grand Rassemblement » en explosant en plein vol lors du conseil municipal du jeudi 17 décembre.
Un groupe unique a en effet donné naissance à 5 groupes disparates. Désormais, il y aura un groupe socialiste, un groupe vert, deux groupes Modem, et un groupe divers. Ultime étape avant la désagrégation définitive de ce qui fut une grosse tromperie électorale : l’union Pietrasanta/Fischer/Leblond.
Ainsi va la vie. Les discours convenus étaient de mise pour annoncer cette désagrégation. D’abord Sébastien Pietrasanta lui même qui tentait maladroitement de se justifier et de faire croire que cette dislocation était une bonne chose. Puis Josiane Fischer et Christian Leblond, sur le même mode, du tout va bien, on continue ensemble, on veut juste un peu plus de visibilité. Et là dessus, nous sommes bien d’accord : il est en effet souhaitable que ces groupes aient plus de visibilité dans l’électorat. Car les Asniérois savent que J Fischer et C Leblond ont jusqu’alors cautionné toute la politique calamiteuse pour Asnières mise en place par la majorité socialiste. Et avec cette visibilité encore supplémentaire, ils constateront définitivement que « le Grand Rassemblement » était une grosse tromperie. Car il ne suffira pas aux deux élus de droite ayant fait basculer la ville à gauche d’être plus visibles pour redevenir crédibles. Il leur faudra s’opposer franchement aux choix néfastes de S Pietrasanta ainsi qu’à ses méthodes contestées.
Le moment de vérité sera le vote du prochain budget. On sait que toute cette joyeuse équipe avait menti aux Asniérois en promettant de ne pas augmenter les impôts. Mais on se souvient aussi que, lors de cette hausse vertigineuse, le maire Pietrasanta avait pris l’engagement public que cette « ponction » sur les finances des Asniérois serait la seule du mandat.
Les Asniérois sont donc en droit d’attendre qu’une fois la somme collectée grace (ou à cause) de la hausse des impôts, la décision soit prise d’en revenir à la situation antérieure comme s’y est engagé le maire. Car une chose est de prélever le fruit d’une hausse de 19% une année, une autre chose est de réitérer cette terrible hausse tous les ans jusqu’à la fin du mandat. Puisque le maire a comparé sa hausse de 19% dès la seconde année de son mandat, avec notre hausse de 17% cumulés sur la totalité du mandat précédent, il doit en tirer les conséquences et ne pas prélever plus d’impôts que nous n’en avons prélevés nous mêmes.
Attention. Si les groupes issus de l’explosion du 17 décembre ne nous suivent pas sur ce terrain, cela démontrera que leur « lisibilité » n’est que pure façade, et que définitivement ils devront supporter devant les électeurs les conséquences de leur trahison.
Parmi les discours, on remarquera finalement le seul qui en dise vraiment long sur ce qui se déroule dans les coulisses de la majorité municipale : celui de L Berard de Malavas, dont l’agressivité formait comme un aveu du grand désarroi dans lequel se situent dorénavant lui et ses amis.
Patience et longueur de temps font mieux que vitesse et précipitation.
Tout finira par rentrer dans l’ordre !
il y a longtemps que je n’avais pas apprécié un conseil…..du petit lait,et oui, il va falloir que Madame Fischer et Monsieur Leblond prennent position…..allé courage, ça ne peut pas être pire que ce grand canulare de mars 2008.
L’éclatement de la majorité en plusieurs groupes est, à mon avis, motivé par une volonté de se déresponsabiliser de la gestion calamiteuse d’Asnières que nous vivons actuellement et de survivre politiquement. Sauf que ces différentes composantes ont cautionné et cautionnent toujours cette politique.
La seule façon de s’honorer de leur erreur, au regard de ce grand rassemblement, est de rendre la parole aux asnièrois en provoquant de nouvelles élections.
L’analyse est tout a fait exacte
Oui la vérité commence à éclater au grand jour
bonsoir manuel
je n ai pas la même analyse sur ce qui c est passé au conseil,bien au contraire je pense que ceci est un habile calcul politique.les verts on le vent en poupe et peuvent à ce jour rivaliser avec les deux grands partis politiques(ps ump)et rassembler en dehors des clivages droite gauche et avec le faite d avoir scinder le MODEM en deux afin de le ramener dans le girond idéologique centre gauche peut dans le cadre d’élection avenir permettre au Maire actuel de se passer des sans etiquettes.
Les régionales et la cantonale nous éclaircirons sur l attitude de ces trois groupes(ps,vert ,modem)au lendemain du premier tour ainsi que de leur pouvoir de mobilisation ,surtout après l’échec de Copenhague
Bonjour,
pourquoi le commentaire qui était une analyse que je trouvais plutot pertinente a t elle disparue ?
C’était une approche différente mais intéressante.
j’attendais votre avis sur cette vision stratégique de votre lecteur.
Bonjour. A quel commentaire faites vous allusion ?
aucun n’a disparu.
rebonjour,
Desolé mon ordi a du boguer ,cela m’étonnait vous ètes un homme qui aime contreverser .
On ne peut pas totalement comparer une élection locale à une élection régionale. Néanmoins, les européennes ont été intéressantes car nous avons constaté à Asnières un fort mouvement vers Ecologie au détriment du PS. Cela peut signifier que des personnes de sensibilité de gauche sont restées à gauche malgré un désavoeu infligé à Pietrasanta et sa gestion désastreuse ; et cela n’est pas passé inaperçu.
Le problème est comment convaincre que l’UMP et Nicolas Sarkosy ont fait plus pour l’écologie que tous les autres partis politique et prennent vraiment cette question au sérieux alors que d’autres s’en servent simplement comme prête-nom pour attirer des électeurs. Toutefois, ne nous y trompons pas, l’UMP et les républicains d’une manière générale doivent d’abord répondre aux attentes de leur base électorale. Les déçus « du Grand Rassemblement » à Asnières reviendront d’eux mêmes à leurs erreurs.
Quand à l’écologie, il faut peut être agir et communiquer davantage pour rendre plus audible les efforts et l’intérêt portés à cette question sans hésiter à juger fermement les actions accomplies par les verts et le parti socialiste dans ce domaine. Il ne suffit pas de porter le nom ou les couleurs d’une thématique pour s’en approprier les droits.
Aimer la controverse, non. Le débat libre, oui. Je ne le refuse jamais.
J’aurai avoir votre avis sur cette analyse ainsi que la monté en force du mouvement écologiste(vous qui l’avez été fut un temps)
Sur le mouvement écologiste, je crois que sa montée en force a trois raisons principales : le charisme de son leader, la thématique écolo porteuse en ce moment, et la grande faiblesse du Ps. Ce dernier aspect est encore accentué à Asnières, avec le lourd discrédit qui s’abat sur le ps local, en raison de l’impopularité de S Pietrasanta et de sa gestion. Il est clair que cela s’accentue toujours plus à mesure que les « alliés » de l’actuel maire (Fischer, Leblond et consorts) ne cessent de dire du mal de lui dans tout Asnières et qu’ils tentent par là même de lui faire porter l’entière responsabilité des échecs actuels de l’équipe municipale.
En clair, le potentiel de gauche à Asnières reste le même, en se redéployant en faveur des écolos au détriment du ps. Le potentiel de droite est inchangé. La différence c’est que les électeurs captés durant un temps par J Fischer et C Leblond reviennent rapidement vers nous et rendent impossible un nouveau coup du type « Grand Rassemblement ».
Les prochaines échéances électorales verront donc le traditionnel droite contre gauche se reproduire avec plus de transparence et de lisibilité qu’en mars 2008.
Ne pensez vous pas que le PS a surtout perdu une grande partie de sa crédibilité avec son score très médiocre (12,9%) lors des dernières élections européennes.
Sébastien Pietrasanta ayant appelé à voter pour cette liste, il a perdu du même coup un grande partie de sa représentativité. Les Asniérois ne sont pas fous ils ont rapidement compris qu’un maire PS était totalement minoritaire au sein de notre ville.
Oui, c’est exact. S Pietrasanta est trés impopulaire et il est exact que ses soutiens à telle ou telle liste servent plus de repoussoir que de soutiens réels.
Ce qui est clair, c’est que le ps était à 31 % des voix au premier tour des municipales et la liste que je conduisais était à 42 %. Sans le coup d’esbrouffe que l’on connait et ces autres listes qui sont allées se vendre contre quelques postes d’adjoint, le rapport droite gauche serait resté le même. Le discrédit qui touche le ps aujourd’hui à Asnières est le fruit des promesses non tenues, certes, mais aussi du sectarisme de ses dirigeants actuels. Car , par exemple, chacun sait désormais dans le milieu associatif que le maire refuse de me donner la parole lors des forums associatifs. Au début, personne n’y croyait. mais maintenant, bon nombre de responsables associatifs l’ont constaté par eux mêmes. Cela peut apparaitre anecdotique, mais ça ne l’est pas tant que ça, car ça démontre qu’il n’y a rien de positif à quoi se raccrocher pour ceux qui ont cru dans cette équipe là, et que même leur grand thème de la restauration de la démocratie était un bluff de plus.