Il y a parfois des moments de grande solitude à l’Assemblée Nationale. Cela permet de méditer, voire même de choisir librement le fauteuil sur lequel on va s’asseoir. Voici quelques images tournées avec mon téléphone cet après midi dans l’hémicycle à l’occasion de l’examen de la loi Boutin. La qualité n’est pas top mais je ne prétends pas aller de sitôt au festival de Cannes avec mes productions cinématographiques.
Bonjour à tous. Juste un petit mot pour informer nos lecteurs -de plus en plus nombreux- que la Mairie d’Asnières vient de censurer les droits de réponseque je lui avais envoyés suite aux multiples articles parus dans Asnières Infos qui mettaient en cause notre gestion. Chacun se souvient en effet de cette déferlante d’attaques, allant de l’édito du maire aux articles de fond avec la présentation du pseudo audit dont on sait depuis lors qu’il était finalement bidon. Les asniérois ont compris qu’il s’agissait avant tout de tenter de faire passer la pilule de la hausse historique des impôts locaux à Asnières.
Ce que vous ne verrez pas dans Asnières Infos :
Le palmarès des villes les mieux gérées, Challenges, février 2008
A l’occasion des élections municipales de 2008, les Asniérois découvraient « le grand rassemblement pour Asnières », cette alliance hétéroclite composée du trio Pietrasanta/Fischer/Leblond. Ces trois compères justifiaient alors leur union en évoquant le terme fort pompeux « d’arc républicain ».
Il est vrai que dans leur campagne électorale, toute entière faite d’esbroufe et de fausses promesses, cette évocation avait toute sa place. Il s’agissait alors de faire croire aux asniérois que, par idéal démocratique, des esprits aux idées forts différentes les unes des autres avaient décidé de faire cause commune pour bouter l’ennemi hors de la mairie. Cela était bien sûr agrémenté des promesses qui sont, depuis lors, mortes et enterrées : pas de hausse d’impôts, un logement pour tous, un emploi pour tous, les rues propres, la sécurité etc… soit tout le contraire de ce que pratique aujourd’hui cette équipe.
Il n’en reste pas moins qu’un grand nombre de nos concitoyens se sont laissés prendre à ce beau concept de l’arc républicain, sans même s’imaginer qu’il n’y avait derrière cette alliance de pure circonstance que la volonté pure et simple de la part de ces candidats de régler leurs comptes personnels avec moi. Là, c’est déjà beaucoup moins glorieux.
La réunion publique d’hier soir avec Valerie Pécresse s’est fort bien passée. La jeune ministre a pu exposer ses idées et son projet, comme l’avait fait avant elle, en décembre, notre ami Roger Karoutchi. Dans mon petit discours d’introduction, cette soirée m’a donné l’occasion de rappeler que l’alternance pour Asnières est bien en marche, avec des femmes et des hommes de qualité qui ont choisi de s’engager pour notre ville. Car, en vérité, que voyons nous ? Une équipe municipale qui n’a déjà plus de légitimité démocratique tant elle renie à tour de bras les engagements sur lesquels elle s’est faite élire. Le nouveau maire a beau dire « chiche » lorsque je lui propose de retourner devant les électeurs, il se ravise aussitôt, conscient que le choix des asniérois à qui il avait promis de ne pas augmenter les impôts serait sans nul doute inversé si un nouveau vote avait lieu aujourd’hui. Et, se sentant déjà désavoué -y compris par ceux qui ont voté pour lui et jurent qu’on ne les y reprendra plus- S. Pietrasanta reprend ses bonnes vieilles recettes basées sur l’attaque personnelle, la stratégie pour salir, et tout ça sur fonds publics bien entendu. C’est ainsi, c’est dans sa nature, ceux qui ont suivi la campagne des municipales le savent bien. Il faut malheureusement faire avec cet homme et ses pratiques, du moins jusqu’en 2014.
Dieu que le monde politique est impitoyable. C’est ce que doivent certainement se dire mes amis Roger Karoutchi et Valérie Pécresse, contraints de se livrer une lutte farouche dans le cadre des primaires pour les élections régionales en Ile de France. Car ces deux là ont non seulement un ministère à gérer, mais aussi une campagne interne physiquement éprouvante et surtout nerveusement et moralement harassante. Lorsque l’on affronte un adversaire d’une autre formation politique, au moins les choses sont claires et les choix plus tranchés. Là, nous avons à faire à deux personnalités de même sensibilité politique, issues du même gouvernement, et surtout qui ont vocation à faire équipe lors des prochaines régionales. Il faut donc critiquer l’autre sans atteindre le point de non retour, car sinon quelle crédibilité accorder au futur tandem une fois les primaires passées ?