Nicolas Sarkozy et l’opinion publique

Cet après-midi, à l’Assemblée Nationale, j’ai été proprement assailli par bon nombre de journalistes et de députés qui s’interrogeaient suite aux derniers sondages  marquant un recul des opinions favorables au Président de la République. Il est vrai que les médias, même ceux pratiquant un semblant d’analyse, demeurent trop souvent  dans l’immédiateté d’une nouvelle, d’une décision ou encore d’un sondage d’opinion. C’est malheureusement l’information expresse qui prime dans tous les domaines, même dans ceux -telle l’opinion publique- qui nécessiteraient une étude approfondie, un replacement dans le contexte, une analyse des constantes etc.

Évidemment, il est  intéressant de connaître les résultats des sondages, mais en tirer des enseignements le jour même et dés lors -pour les députés UMP- s’en inquiéter parait bien peu sérieux. Il est en effet clair que la période actuelle n’est guère propice à la popularité. En période de crise, ceux qui agissent ne sont pas populaires, en tout cas lorsqu’ils ne cèdent pas aux sirènes des mesures démagogiques. Sans doute, le Président aurait il été plus apprécié s’il avait fait pleuvoir les euros sur nos concitoyens comme le suggérait le plan Aubry. Mais pour laisser ensuite le pays dans quel état ?

Ce qui marque, depuis le début du quinquennat Sarkozy, est la capacité qu’a notre Président à garder le cap des réformes. Certaines sont populaires, d’autres ne le sont pas, mais toutes ont une logique. Et toutes ont été directement et clairement annoncées lors de la campagne des élections présidentielles. On ne saurait reprocher au Chef de l’Etat de tenir ses engagements, au moment ou tant d’autres élus, à des échelons pourtant moindres, se renient au quotidien (suivez mon regard).

Le Président de la République mène notre pays de façon rationnelle, sachant attendre le moment propice pour qu’une réforme mal expliquée ou mal comprise suscite enfin l’adhésion du plus grand nombre. Nicolas Sarkozy l’a dit et répété : il veut être jugé à la fin de son mandat, lorsque l’assemblage des réformes aura pris du sens et de la consistance pour les Françaises et les Français. Les actuels sondages ne traduisent donc rien, tant l’inquiétude et parfois l’incompréhension face à des mesures techniques viennent fausser le baromètre.

Le Président de la République est serein et déterminé. Il est sans nul doute le seul qui puisse conduire notre pays à bon port, comme il était le seul à pouvoir sortir l’Europe de sa torpeur au début de la crise. Nul n’est obligé de lui faire confiance, mais force est de reconnaitre qu’il y a bien un pilote dans l’avion. Alors le sondages, pour l’instant…

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Aujourd'hui

  1. natacha
    11/02/2009 à 22:34 | #1

    oui, l essentiel c’est que les réformes soient conduites à terme, des réformes comme celles dont la France a besoin ne se font pas dans la facilité, on touche à des avantages, à des acquis. Alors moi je soutiens le Président

  2. vincent
    12/02/2009 à 00:17 | #2

    j’adore le passage : « On ne saurait reprocher au Chef de l’Etat de tenir ses engagements, au moment ou tant d’autres élus, à des échelons pourtant moindres, se renient au quotidien (suivez mon regard). »

  3. Claudius
    15/02/2009 à 23:03 | #3

    Il ne faut pas confondre « réforme » et « régression ».
    Une réforme est faites pour aller de l’avant et n’est utile que dans ce cas.
    Revenir en arrière, assurer la mainmise en matière de justice et d’information ce n’est pas réformer.
    On ne touche pas aux avantages acquis, Natacha, on touche à certains avantages acquis, ceux des moins favorisés; les avantages acquis des plus aisés sont confortés, au contraire.
    Pour cela, il faut comprendre le pays et ne pas rester prisonnier d’une caste en méprisant le reste de la population.

    Le président est serein, dites-vous, et c’est bien ce qu’on lui reproche avec le nombre toujours grandissant de gens qui se demandent s’ils vont pouvoir assurer le strict nécessaire à leur famille jusqu’à la fin du mois.

    Éloignez-vous de votre nombril, et regardez autour de vous .

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