Censure à Asnières

Bonjour à tous. Juste un petit mot pour informer nos lecteurs -de plus en plus nombreux- que la Mairie d’Asnières vient de censurer les droits de réponse que je lui avais envoyés suite aux multiples articles parus dans Asnières Infos qui mettaient en cause notre gestion. Chacun se souvient en effet de cette déferlante d’attaques, allant de l’édito du maire aux articles de fond avec la présentation du pseudo audit dont on sait depuis lors qu’il était finalement bidon. Les asniérois ont compris qu’il s’agissait avant tout de tenter de faire passer la pilule de la hausse historique des impôts locaux à Asnières.

Ce que vous ne verrez pas dans Asnières Infos :

Les palmarès des villes les mieux gérées, Challenges, février 2008

Le palmarès des villes les mieux gérées, Challenges, février 2008

Cette lourde propagande, aux frais du contribuable (Asnières infos, l’audit, le film des voeux du maire etc…) s’accompagne donc désormais d’un refus du maire et de son adjoint à la communication de publier nos droits de réponse comme la loi nous y autorise. Le maire veut que nous allions en justice pour faire valoir nos droits, et plus généralement ceux de l’opposition. Aucun problème pour lui puisque c’est un avocat payé par nos impôts qui le représentera.

Mais au delà même de cet aspect juridique et financier des choses, chaque lecteur constatera concrètement une fois encore qu’on est bien loin des « paroles paroles…. » de Sébastien Pietrasanta en matière de démocratie. Car s’il en parle beaucoup, il la pratique beaucoup moins. Mettre en cause les élus et leur gestion dans un journal municipal, puis refuser à ces personnes mises en cause le droit d’apporter leur propre point de vue, voilà des méthodes d’information bien unilatérales, d’un autre âge.

On retrouve d’ailleurs cette façon de procéder lorsque S. Pietrasanta annonce en long, en large (et même en travers) sur le site internet de la mairie, l’audience  sur le festival du folklore et le suivi de celle-ci, alors qu’on ne trouve aucune trace, sur ce même site municipal de la mise en examen récente de S. Pietrasanta et de son renvoi en correctionnelle.

Et surtout, puisque le maire prétend désormais -et sans plaisanter- avoir « la vérité révélée« , en quoi cela le gène-t-il que nous exposions nos propres réponses à ses attaques ? Il semble en fait qu’il soit bien conscient que ses tripatouillages de chiffres ne tiennent pas la route face à une analyse rationnelle et clairement présentée de la situation financière de la ville d’Asnières.

Car en réalité, nulle hausse d’impôt -surtout aussi violente et vertigineuse- n’était obligatoire contrairement à ce que S. Pietrasanta se plaît à répéter. La véritable et objective analyse figure dans le magazine économique Challenges de février 2008, qui, à la fin de notre mandat, nous décernait un satisfecit pour notre gestion et nous classait dans les Hauts de Seine sur un pied d’égalité avec des villes telles Boulogne, Rueil, Bois Colombes, et devant Levallois, Clichy ou encore Suresnes.

On est loin de la situation catastrophique décrite complaisamment par le nouveau maire et son équipe, pour tenter de justifier toutes les tromperies de leurs promesses électorales non tenues. Pour l’heure, la censure s’exerce lourdement à Asnières au détriment de ceux qui ont un autre point de vue que celui du maire et de sa première adjointe. Les autres exemples ne manquent pas. Nous y reviendrons très prochainement.

Les vraies raisons de la hausse :

Nos sources :

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Aujourd'hui , ,

  1. Jeanne
    07/02/2009 à 14:57 | #1

    Monsieur Aeschlimann,

    plus je regarde les blogs Asnièrois et plus je m’étonne de l’acharnement de certains.
    Je dis certains, parce que cette acharnement(j’ai même lu combat à mort contre vous) me laisse à penser que cette mise à mort souhaitée devrait profiter à un adversaire politique pas encore déclaré.

    Effectivement, en lisant les blogs Asnièrois, on peut se rendre compte que Monsieur Piétrasanta qui souhaite gérer sereinement ses obligations est mis sous pression par des intermédiaires qui comptent sur lui pour vous porter l’estocade.
    Qui aurait intérêt à vous écarter défintivement de la scène politique ?
    Qui est assez proche de l’actuelle majorité pour alimenter les chroniques quotidiennes !
    En une seule phrase, à qui profitera le crime sachant qui réclame depuis plusieurs années votre mise à mort ?

  2. 07/02/2009 à 15:32 | #2

    très juste cet article sur la censure et le non respect des droits élémentaires de l’opposition par Sebastien Pietrasanta; c’est vrai qu’il y a tant à dire… j’invite le lecteur à se pencher sur une série de posts que je mets en ligne sur ce thème qui intéresse beaucoup nos concitoyens, tous partis politiques confondus, sur http://www.mdaeschlimann.com.

    le premier est paru aujourd’hui même et relate une odieuse brimade infligée à une jeune conseillère municipale d’opposition. bonne lecture!

    Marie-Dominique AESCHLIMANN, conseillère municipale d’Asnières, Conseillère régionale d’Ile-de-France
    http://www.mdaeschlimann.com

  3. 07/02/2009 à 16:44 | #3

    Chère Jeanne, vous posez la question du ou des commanditaires réels de ces attaques à répétition. En fait, je crois que ces personnes n’ont pas encore compris que c’est désormais à un collectif qu’elles ont à faire, et que ce n’est pas parce qu’elles parviendront à affaiblir ou gêner temporairement l’un de ses membres qu’elles éviteront l’inévitable alternance de 2014. Laissons les donc s’épuiser sur ce terrain. Puisque ces personnes disent clairement qu’elles désirent « me tuer » ou encore « ma mise à mort », mesurons l’aspect humaniste et démocratique de leurs intentions et redoublons de vigueur pour bouter ces gens hors de la vie politique asniéroise. Ces agressions répétitives sont finalement plus motivantes qu’il n’y paraît de prime abord.

  4. Jeanne
    08/02/2009 à 15:27 | #4

    Une chose parait certaine, Monsieur Piétrasanta subit de lourdes pressions pour signer l’acte autorisant la « lapidation sur place publique ».
    Garantissez-moi de mes amis, je saurai bien me défendre de mes ennemis ». Monsieur Piétrasanta, qui j’en suis certaine n’a pas l’esprit tordu, va devoir s’en inspirer pour ne pas être entrainé dans une spirale infernale qu’il ne pourra pas maîtriser. Ceux qui pensaient que vous étiez le grand tourmenteur de la scène politique vont vites déchanter et regretter le débat public. Le pire reste a venir, il est anonyme et se nourrit de calomnies !

  5. 08/02/2009 à 17:48 | #5

    Il est certain que les conseilleurs ne sont pas les payeurs, c’est bien connu. Que certains tentent d’en instrumentaliser d’autres, c’est également une évidence. Et l’expression « la roue tourne » n’a jamais autant été d’actualité. Souvenez vous bien de cela d’ici environ…..deux à trois ans.

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