La lutte contre le chômage est une priorité car c’est dans le travail que se définit le choix de notre société : la dignité, la sécurité, l’emploi et le pouvoir d’achat des Français. C’est dans le travail que se trouve la voie du plein emploi car l’activité des uns donne du travail aux autres. C’est pourquoi il faut laisser aux personnes la liberté de travailler davantage si elles le souhaitent. Chacun doit également pouvoir choisir l’âge de son départ à la retraite. Il faudra également adapter notre fiscalité à cette société du travail et du pouvoir d’achat en exonérant les heures supplémentaires de charges sociales et fiscales, en diminuant l’impôt sur les sociétés, en retirant de la base de l’ISF la résidence principale et en définissant un taux maximum de prélèvements obligatoires égal pour tous.
Parce que la sécurité est la première de nos libertés, nous devons continuer la lutte que nous avons menée depuis 2002 contre l’insécurité. Mais il est essentiel à présent d’adapter notre justice pénale aux nouvelles formes de délinquance. Sous la prochaine législature, il faudra en effet créer des peines plancher pour les multirécidivistes. Il faudra également réformer l’ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs pour que les mineurs âgés de 16 à 18 ans soient jugés comme des adultes. Il faudra enfin renforcer l’application des peines prononcées par le juge car les libérations conditionnelles et les remises de peine sont inacceptables pour notre justice et pour les victimes.
Il faut mettre fin aux cautions exigées aux locataires et aux dépôts de garantie de deux mois de loyer. Les aides aux logements sont nombreuses et complexes, elles ne compensent pas la hausse des loyers. Il faut les remplacer par une aide personnelle plus juste, en particulier pour les locataires du secteur privé. Il faut lutter contre les fraudes et les abus au logement social. Il faut mettre fin aux discriminations en matière de logement, notamment vis-à-vis des locataires issus des Dom Tom. Les intérêts des emprunts immobiliers doivent être déductibles des impôts. Les locataires de HLM doivent pouvoir acheter leur logement. Les obligations des bailleurs pour entretenir les logements doivent être accrues. Il faut supprimer les abus de taxation multiple de la résidence principale.
Nous devons, en 5 ans, ramener le poids de la dette publique sous la barre des 60% du PIB car elle prive les citoyens d’un argent « utile ». Toutes les mesures publiques nouvelles doivent être financées par un redéploiement des dépenses existantes. Le taux de prélèvements obligatoires devra baissé au niveau des autres pays européens : concrètement, il s’agit de rendre directement au Français 68 milliards d’euros. Le poids des impôts sur les entreprises doit être diminué grâce à la baisse de l’impôt sur les sociétés. Le développement des PME et l’innovation des entrepreneurs doivent être aidés et encouragés. Nous devons instaurer une fiscalité écologique par un basculement progressif de la fiscalité issue du travail, en taxant plus les produits venant de pays qui ne respectent pas les mêmes normes environnementales et en imposant une TVA réduite pour les produits écologiques.
La préservation de notre planète est notre plus grand défi. Nous avons le devoir de lutter contre l’émission de gaz à effet de serre en confortant l’énergie nucléaire et en développant les énergies renouvelables (éoliennes, énergie solaire...). Nous avons le devoir d’investir dans la recherche et dans les transports non polluants. Nous avons le devoir d’inciter les personnes à respecter la nature et la biodiversité grâce au principe du « pollueur-payeur » ou grâce à une fiscalité plus avantageuse pour les comportements les plus respectueux de l’environnement. Enfin, toute politique, quelle qu’elle soit, devra désormais placer le développement durable au cœur de ses décisions.
La priorité en matière de cohésion sociale, c’est la diminution de la dette. Pour ne pas faire subir à nos enfants le poids de celle-ci et la rendre insoutenable, il faut impérativement maîtriser nos dépenses publiques. La cohésion sociale, elle passe aussi par une solidarité renforcée en faveur des personnes handicapées mais également des personnes âgées de plus en plus nombreuses. Elle passe par une lutte contre toute forme d’exclusion, en développant l’offre de logements sociaux de qualité, et en facilitant l’accès à la propriété. Elle passe enfin par l’égalité des chances pour en finir avec toute forme de discrimination et par la valorisation des moins favorisés dans leur travail, leurs ambitions et leurs prises de risque.
Pas un seul enfant ne doit sortir du système scolaire sans un minimum de savoirs, de connaissances et de culture. Parce que chaque élève est différent, il convient de lui proposer un parcours et un soutien individualisé et encadré. Il faut également mettre en place dans les établissements des études dirigées après 16h30 pour les familles qui le souhaitent. Pour les étudiants, il faut adapter le nombre de places dans chaque filière en fonction de la réalité des débouchés pour favoriser l’accès à l’emploi des jeunes. Car les études supérieures ne sont pas une fin en soi : elles doivent avant tout permettre l’acquisition d’un métier sur le marché du travail. C’est pourquoi il faudra également rapprocher l’université du monde du travail et évaluer ces dernières. Enfin, on ne peut pas prétendre rester compétitifs sans développer notre recherche : c’est pourquoi l’effort de recherche doit être nettement mieux valorisé, pour permettre notamment le retour des chercheurs français partis à l’étranger.
Le principe est simple : il faut faire des droits de la femme une cause nationale. Le respect, l’égalité et la liberté des femmes doivent être assurés. Une tolérance zéro doit être établie en matière de violence contre les femmes, de même qu’à l’encontre des préjugés ou propos sexistes. L’égalité homme-femme doit être strictement respectée, à commencer par l’égalité salariale dans l’entreprise et la formation professionnelle. La parité homme-femme doit enfin être valorisée dans tous les organes de représentation ou de décision.
Nous pouvons être fiers de nos services publics. Mais il est temps de l’adapter aux nécessités et aux besoins de tous. D’abord, il n’est plus supportable de priver les usagers des transports publics ou des autres services publics en cas de grève. C’est pourquoi il faudra instaurer une loi sur le service minimum garanti. Les services publics doivent ensuite être accessibles à tous et particulièrement les hôpitaux : notre système de santé doit rester un service public prioritaire qui doit faire l’objet des meilleures allocations budgétaires. Les services publics doivent enfin être plus efficaces et plus modernes : il faut permettre aux fonctionnaires une rémunération au mérite ; il faut également favoriser leur mobilité au sein de chaque fonction publique.
Nos institutions et notre démocratie doivent s’adapter aux changements. Ainsi, il faut limiter à deux le nombre de mandats successifs du Président de la République pour éviter l’essoufflement et la cristallisation de la vie politique. Il faut également limiter le nombre de ministères pour assurer une certaine cohérence et une réelle efficacité dans la conduite des politiques. La démocratie passe aussi par la transparence. C’est pourquoi il convient de renforcer le contrôle du Parlement sur les pouvoirs de l’exécutif, notamment celui de nomination des hauts fonctionnaires, et sur l’action de l’administration.
L’Europe que nous aimons, c’est l’Europe de la paix, de la diversité culturelle et des échanges. C’est aussi l’Europe des valeurs sur une scène internationale dominée par de nouvelles puissances comme la Chine ou l’Inde. C’est enfin l’Europe dans laquelle la France doit peser de tout son poids, avec son partenaire allemand. Nous ne voulons pas l’Europe des délocalisations sauvages. Redonnons à l’Europe son identité et ses frontières et faisons d’elle une Europe de la croissance, une Europe de la défense et une Europe de la sécurité face au terrorisme, à la criminalité organisée et à l’immigration clandestine.
La France est aujourd’hui confrontée à des défis d’ordre mondial : le changement climatique, la mondialisation économique, l’immigration, le terrorisme et la prolifération nucléaire. Pour que la France profite de cette mondialisation plutôt que de la subir, il est impératif de créer les conditions d’adaptation de notre économie dans ce nouveau contexte tout en réaffirmant la place de l’homme et de l’environnement face aux intérêts économiques, d’exiger la réciprocité dans la libéralisation des échanges et de renforcer notre politique de développement en faveur des pays les plus pauvres.